Stress et impact émotionnel

Stress est un terme d'origine anglaise provenant du latin "stringere" (étreindre, serrer, resserrer). En anglais, il signifie tension, contrainte. Le stress peut être défini comme "une réaction biologique adaptative de l'organisme aux agents agresseurs physiques ou psychiques". Pour reconnaître les signes du stress dans le corps et faire votre bilan personnel, cliquez dans le menu à droite "Reconnaître le stress".

Les trois types de stress

Le stress est un phénomène naturel qui permet à l’individu de s’adapter à des situations changeantes.

  • stress normal (bon stress ou eustress)

Les stimuli quotidiens en provenance de notre environnement constituent des agressions normales de différentes natures (appelés stresseurs) pour lesquelles notre corps possède des mécanismes d'adaptation (ou homéostasiques) qui mobilisent nos ressources pour la survie et le maintien des différentes constantes physiologiques.
Dans les conditions normales, ces mécanismes permettent de faire face sans difficulté aux stresseurs auxquels nous sommes exposés.

  • stress positif

C'est le stress qui constitue une stimulation indispensable au maintien de l'équilibre vital (plans physique, émotionnel et mental) de l'individu. Il nous stimule, nous motive et nous permet d’avoir une performance optimale au quotidien.

  • stress négatif ou pathologique

C'est le stress normal qui devient chronique. Le seuil de tolérance étant dépassé, le stress devient handicapant et destructeur pour l’individu.
La réponse de notre organisme « de combat ou de fuite » ne fait pas la distinction entre le danger physique et les stresseurs que nous impose notre civilisation moderne.
A part quelques cas particuliers (comme le sport, la guerre ou un contexte de danger physique), la réponse d’adaptation devient injustifiée pour les situations qui ne nécessitent pas une mobilisation physique et musculaire intense.
Puisque l’homme moderne a tendance à réagir à des situations professionnelles, relationnelles ou familiales comme si elles constituaient une menace réelle, le corps a peu de chances de récupérer complètement et de retrouver son équilibre.
Il va en effet essayer de s’adapter à un niveau de stimulation plus important afin de pouvoir fonctionner à un degré de tension élevé.
A ce stade, toute nouvelle situation stressante va provoquer une réaction encore plus intense. Les individus tendus ont ainsi tendance à réagir de manière exacerbée face au moindre stresseur.

Ce mécanisme primitif de réponse - et ce qui l’accompagne sur le plan psychophysiologique - est détourné de sa finalité première et finit par se retourner contre l'individu en conduisant à un certain nombre de troubles physiques et psychiques ou maladies psychosomatiques.
(lien avec page maladies psychosomatiques)

Les trois phases du stress

Selon le « syndrome général d’adaptation » (S.G.A.) de H. Selye (1975), on rencontre trois phases dans la réaction aux stresseurs : la phase d’alarme, la phase de résistance et la phase d’épuisement.

La phase d’alarme : réponse " de combat ou de fuite "

Depuis les travaux de W. C. Cannon et H. Selye, les pionniers des recherches sur le stress, nous connaissons l'existence innée chez l’homme d'une réponse psycho-physiologique à tout stress, que l'on appelle la réponse de "combat ou de fuite ".
Les réactions biologiques
La stimulation du système nerveux, principalement le système nerveux sympathique, aboutit à la sécrétion d’hormones, les cathécolamines, et notamment l'adrénaline.
La sécrétion d’hormones et de messagers chimiques permet la mise en place immédiate des forces vives de notre corps.
L’adrénaline libérée dans le sang présente un pic sécrétoire deux minutes après le stimulus, son délai d’action est donc immédiat. Son rôle est de préparer le corps à une action imminente : la mobilisation d’énergie permettra de faire face à un danger, réel ou imaginaire et d’augmenter la capacité physique du corps en lui conférant plus de force et de dynamisme.

Outre les sécrétions hormonales, la réaction émotionnelle déclenchée par le stress s’accompagne entre autres de l'accélération :

  • de la circulation sanguine (augmentation du rythme cardiaque et de la tension artérielle),
  • de l'oxygénation (augmentation du rythme respiratoire),
  • du métabolisme.

Le but de cette modification psychophysiologique était à l’origine de préparer l’homme primitif au combat ou à la fuite devant une menace ou une agression.

A la fin de la phase d’alarme, lorsque la situation stressante se termine, le corps peut retrouver son calme.
Si l’on dispose d’assez de temps pour se relaxer avant de relever un nouveau défi, ce type de stress peut s’avérer positif, stimulant et sans effets néfastes à long terme.
Par contre, si les situations stressantes se succèdent à un rythme soutenu la réponse au stress va rester enclenchée et le corps va continuer à fonctionner en "sur régime".
Les perturbations et le ressenti du corps
La réaction physique au stress s’exprime par des manifestations telles que :
boule à la gorge ou à l’estomac, anxiété, angoisse, trac, peur, essoufflement, coeur qui bat "la chamade", dont l’intensité varie de façon importante d’une personne à l’autre.
Enfin, cette réaction physique s'exprime également par une réaction musculaire qui, selon la situation et le terrain, peut clouer la personne sur place ou provoquer un état d’excitation (augmentation du tonus musculaire).

La phase de résistance : l'adaptation

Si l'agression persiste, toujours selon notre terrain et notre personnalité, la réaction d’adaptation  provoque la mise en place de la résistance face à "l’ennemi" qui consiste à préserver l’organisme d’un épuisement rapide des réserves défensives.

Les réactions biologiques
Les systèmes nerveux et endocrinien enclenchent la vitesse supérieure pour compenser les effets du stress.
Le système endocrinien va sécréter au cours d’une période beaucoup plus lente (cinq à trente minutes) une autre hormone, le cortisol. Celle-ci est chargée de stimuler la synthèse des sucres (d'où le lien entre stress et prise de poids) afin d’aider l’organisme à résister, en attendant que passe le danger, sans épuiser les ressources internes.
Le système nerveux et le système endocrinien jouent donc, dans les deux premières phases, le rôle de systèmes de défense. Ils contribuent tous les deux à maintenir l’équilibre biologique et la stabilité physiologique (homéostasie) du milieu intérieur de l’individu.
Les conséquences de cette réaction
Pour tenter de résister au stress, nous utilisons des stratégies diverses qui consistent :
- à fuir les situations stressantes, ou au contraire,
- à se préparer (examen, confrontation),
- ou faire comme si les difficultés n’existaient pas.
Le coup d’accélérateur des systèmes nerveux et endocrinien ne peut pas durer trop longtemps car le début d'une maladie psychosomatique peut s'enclencher.
Alors, le recours aux tranquillisants, à l’alcool, aux drogues est un pis aller qui ne résout en rien les problèmes.

La phase d'épuisement

Si le rythme des sollicitations ne s'espace pas, le corps ne peut pas reconstituer ses réserves.
Après une exposition prolongée au stresseur, les mécanismes d’adaptation et de résistance de l'organisme cèdent : c'est la phase d’épuisement.
L’organisme "craque " car il a épuisé ses" munitions" psychologiques et biologiques pour se défendre.
A ce stade, l’individu commence à se sentir vraiment mal, le stress est perceptible physiquement, émotionnellement et intellectuellement et il devient nécessaire de consulter un thérapeute.
C'est la phase où les maladies s’installent, brutalement ou progressivement pour obliger l’organisme à s’arrêter.
Les réactions biologiques
L’organisme ne peut plus faire face aux agressions :

  • soit du fait de leur intensité
  • soit par des modifications persistantes de l'équilibre nerveux et hormonal résultant de leur répétitivité ou de leur durée (stress chronique).
    Les réserves neuro-endocriniennes sont épuisées : c'est la décompensation (le « burn out » des anglo-saxons).
    Ces modifications nerveuses et hormonales ont une influence négative sur le système immunitaire.

Pour lutter contre le stress et diminuer ses symptômes, Francis Barret sophrologue, hypnothérapeute et praticien PNL à poitiers vous accueille sur rendez-vous ou vous conseille au 05 49 47 37 36. Le cabinet Alcyon 86.

Les causes du stress

Elles sont multiples et souvent sous estimées : alimentaires, physiques, agents perturbateurs, environnementales.
L'agent stressant ou stresseur est une force extérieure ou intérieure. Il est de nature très diverse :

  • traumatismes psychiques : décès, séparation, perte importante, changement brutal de situation ou de vie...
  • sentiments, émotions excessifs : peur, colère, contrariété, frustration, harcèlement moral, soucis divers...
  • fatigue physique et mentale : surmenage physique, manque de sommeil, sommeil non réparateur......
  • agents physiques : brûlures, froid, sécheresse, variation de pression, pollution atmosphérique ......
  • agents traumatiques physiques : fracture, choc opératoire, hémorragies......
  • agents toxiques : métaux lourds, radicaux libres, intolérances alimentaires (lait, gluten ....)
  • agents infectieux : microbes, virus.

Les causes physiques du stress

Le champ perturbateur
Il s'agit de tous les symptômes d'un mal bien réel et insidieux (fatigue chronique, état de stress sans raison apparente, blocages vertébraux, contractures musculaires...) difficile à découvrir et tapi dans des zones profondes de notre corps.

Une des cause de ces problèmes est l'existence de micro-lésions tissulaires qui réalisent des foyers inflammatoires le plus souvent indolores, appelées, selon le cas, "champs perturbateurs", "foyers toxiques", "épines irritatives", "lésions ostéopatiques" ou "trouble postural".

Tout se passe au niveau microscopique cellulaire et échappe à notre attention jusqu'au moment où l'inflammation et la douleur nous alertent que quelque chose ne va pas.
Toute lésion tissulaire locale d'origine infectieuse, toxique ou physique entraîne une diminution de la micro-circulation au niveau des vaisseaux capillaires qui irriguent nos 60 000 milliards de cellules via un réseau dense de 50 000 kms de vaisseaux.
Cette diminution de l'irrigation de nos cellules favorise l'installation d'une zone d'inflammation.
Si cette situation perdure, les cellules sont asphyxiées et meurent, créant alors une zone de dégénérescence organique irréversible. Dans ce cas, les globules blancs, chargés de la défense immunitaire, ne peuvent plus y accéder du fait du blocage circulatoire.

Les sources cachées du stress dans différentes zones de notre corps :

  • la "lésion ostéopatique" vertébrale, crânienne ou viscérale constitue la cause première des troubles d'origine mécanique
  • les dents : causes fréquentes de douleurs inflammatoires à distance
  • les yeux et les pieds : ils constituent des fournisseurs d'information (capteurs) qui permettent au cerveau d'adapter en permanence notre position         corporelle dans l'espace
  • les cicatrices chéloïdes (épaisses et collées) ou hyper-sensibles (suite d'opérations, infections, d'inflammations) peuvent perturber l'organisme de plusieurs manières : énergétique, nerveuse, métabolique.

Les chocs physiques

Les traumatismes physiques (accident, torsion, mauvaise position prolongée) sont responsables de 70 % des maux de dos mais aussi de malaises et maladies en rapport avec une perturbation de l'influx nerveux (blocage ou irritation).

Les micro-traumatismes

Ils sont souvent négligés car ils ne sont pas suffisamment pris en compte comme par exemples les micro-traumatismes professionnels dus à :

  • des positions défectueuses
  • une répétitivité de gestes ou d'efforts.

La grossesse et  l'accouchement

La grossesse est une rude épreuve pour la région lombaire, surchargée et déséquilibrée pendant 9 mois.
A partir du 5 ème mois, le port d'une ceinture de grossesse est une bonne solution pour réduire les tensions musculaires.

L'accouchement peut constituer une source de stress vertébral et plus particulièrement du bassin et de la colonne lombaire. Une vérification ostéopathique juste avant et juste après l'accouchement permettrait d'éviter bien des problèmes.

Le surmenage, la sédentarité

Le surmenage, qu'il soit physique ou mental, épuise nos réserves nerveuses, diminue notre capacité de défense, nous expose à des problèmes mécaniques variés. Le moindre faux pas ou faux mouvement sera immédiatement sanctionné par une entorse, une élongation musculaire ou un blocage brutal.
Un mouvement répétitif dans une mauvaise position peut entraîner une inflammation musculaire, puis une tendinite ou une contracture désagréable, voire invalidante (notamment au niveau des épaules).

Les stresseurs physiques évitables

  • Les mauvaises positions avec le corps penché en avant, en arrière ou encore en     torsion (travail de bureau, informatique, jardinage, bricolage...) stressent les muscles et les disques intervertébraux et engendrent tôt ou tard des problèmes vertébraux
  • les gestes répétitifs avec un matériel mal adapté entraînent des contractures musculaires douloureuses, des "tendinites" que seul le repos, le changement de poste et des soins bien adaptés sont capables de résoudre
  • les mauvais sièges de travail, les sièges de voiture mal conçus, sans contre fort lombaire, sont la cause du surmenage discal et musculaire. Ils provoquent des contraintes mécaniques qui se traduisent par l'apparition de douleurs des vertèbres ou des jambes (sciatiques, cruralgies...)
  • le déséquilibre postural, secondaire à l'accumulation de plusieurs problèmes que notre corps est incapable de compenser (il n'est capable de compenser            qu'un ou deux problèmes, au delà, ses capacités sont dépassées et des douleurs récidivantes ou chroniques apparaissent)
  • le lit défectueux : trop mou ou trop dur, peut à lui seul, devenir une cause de stress, de douleur et de fatigue. Nous ne saurions trop conseiller l'acquisition ou le renouvellement d'un lit adapté à votre dos en prenant avis auprès d'un spécialiste pour vous aider à bien choisir.

Les causes psychologiques du stress

L'impact des agressions psychologiques varie de façon très importante selon les sujets.
Une échelle de valeur a néanmoins été établie par Rahé et Holmes et par divers auteurs afin d'évaluer l'impact émotionnel moyen des différents aléas de la vie, du plus grave (décès d’un proche) à la simple contrariété.
Chaque stresseur sollicite plus ou moins notre système nerveux et hormonal. Ses effets agressants s’ajoutent aux autres sources de stress, qu’elles soient psychologiques, climatiques, physiques ou alimentaires.
Seule une vision holistique de ce problème permettra d’apporter des solutions efficientes.

A noter que le fait de vivre avec une personne agressive, dépressive, psychotique, droguée ou alcoolique provoque un stress chronique qui use la résistance nerveuse.
La famille et l’entourage nécessitent autant que le malade un soutien médico-psycho-logique afin d’éviter les maladies du stress qui surviennent tôt ou tard.

L'impact émotionnel

Les réactions biologiques (en particulier la baisse des défenses immunitaires) peuvent favoriser l'apparition de fatigue, anxiété, irritabilité, nervosité et de nombreuses maladies (fonction de l’âge, l’hérédité, l'alimentation, l’histoire personnelle ou familiale) et une plus grande vulnérabilité aux accidents, plus fréquents chez les personnes stressées.

Les recherches et les travaux récents prouvent que les agents stressants sont moins importants que la représentation mentale dans l’esprit des personnes.
Dans nos sociétés industrialisées, le stress est essentiellement d’origine psychologique et émotionnelle. Il est fait souvent de la répétition journalière de petites contrariétés ou frustrations, qui finissent par créer un stress chronique.

En effet, pour qu’une situation soit jugée comme stressante, il est nécessaire que nos pensées (système cognitif) interviennent. Ces pensées, fruit de l’apprentissage, sont hautement personnelles et influencent la qualité et l'intensité de la phase d’alarme et la réponse « de combat ou de fuite ».
Au moyen des pensées, nous pouvons non seulement renforcer l’effet d’une expérience stressante mais même la créer sur la base d’éléments à très faible connotation négative.

Après la phase d'épuisement, un long repos et un traitement en profondeur sont souvent nécessaires. Ils sont alors associés à des thérapies naturelles physiques, nutritionnelles, phyto-aromathérapiques, et enfin à des thérapies intégratives. (lien avec Psychothérapie intégrative).
Impact émotionnel du stress (sur 100) selon l'Ecole Française


Décès enfant ou conjoint

 96

Infidélité conjugale

75-80

Problème financier majeu

80

Faillite

80

Licenciement

80

Grossesse non désirée, avortement

75

Passage en justice

75

Gradation de statut social

75

Maladie personnelle sérieuse

70

Début de relation extra-conjugale

70

Perte importante

70

Procès

65

Echec à un examen important

65

Mariage non désiré d’un enfant

65

Rupture conjugale, disputes conjugales

65

Disputes (conjoint, famille, patron, collègue)

60

Emigration

55

Ménopause

55

Problème financier mineur

50

Séparation conjugale sans dispute, ou avec personne signifiante

50

Préparation à un examen important

50

Changement d’horaires au travail, de conditions de travail ou de travail


45

Nouvelle personne au foyer

45

Retraite

45

Déménagement dans une autre ville

40

Changement d’école, arrêt de scolarité

40

Départ d’un enfant du foyer

35

Réconciliation conjugale

30

Violation mineure de la légalité

30

Accouchement

25

Mariage

25

Grossesse

25

Promotion

25

Maladie personnelle mineure

25

Déménagement dans la même ville

25



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